Taxes, culture, et gredins.
in Mensonges à caractère général, Mensonges musicaux on mercredi 14 novembre 2007
Oui, toi, le quidam, qui stocke les photos de tes gamins sur des DVDs, tu donnes de l'argent gratuit à ces entreprises, pour ne pas qu'elles aient la douloureuse et pénible tâche de se remettre en question.
Car la loi est claire: tout consommateur a droit à la copie privée. Sauf si, évidemment, le support est protégé, ce qui représente virtuellement la totalité des DVDs vendus, et un grand nombre de CDs. Dans ce cas-là, le consommateur rejoint le milieu délictuel en faisant de la contrefaçon.
Passons. Le consommateur, disions-nous, a droit à la copie privée. Mais pour pouvoir jouir de ce droit collectivement, nous devons payer. Curieux concept de ce droit accessible contre monnaie sonnante et trébuchante, joli recyclage du concept de privilège. Aux riches la possibilité de copier les contenus multimédias qu'ils ont achetés à prix d'or! Cela s'appelle la spécificité culturelle, qui fait que nous la France, sommes si spéciaux.
Cette taxe est de plus préventive: qu'importe l'utilisation réelle, elle est prélevée. A quand la taxe sur les ciseaux? En effet, de nombreuses personnes sont vouées à courir en tenant des ciseaux, à trébucher, à se blesser, puis à aller se faire soigner à l'hôpital, creusant ainsi le trou de la Sécu.
Que cachent donc ces nouvelles taxes prélevées soi-disant pour nous permettre de copier pour un usage personnel ou familial un bien culturel dûment acquis? Ce droit, lui, n'est pas nouveau. C'est que depuis, les gens sont des pirates, des genres de monstres sanguinaires qui viennent égorger les petits musiciens dans leurs garages, sous les pleurs impuissants de leurs producteurs.
J'ai cherché comme je le fais régulièrement des magasins en ligne ayant une offre acceptable. Force est de constater que les sites douteux sont des distributeurs éminament plus doués, tant du point de vue de la diversité que de la qualité.
Je parle de la qualité du fichier numérique. La quasi-totalité des sites proposent de la musique en mp3, encodé à un bitrate lamentable, au même prix que le CD en boutique. Un peu comme si tu payais autant que pour un DVD, et qu'on te refilait une VHS. Ne parlons pas des nombreux sites qui ont encore des protections greffées inutilement aux fichiers musicaux: ayant Linux, je ne peux même pas les lire.
Le seul équivalent numérique du CD est le choix d'un format dit lossless, sans pertes, comme mon bien-aimé FLAC. C'est une copie 1:1 du contenu trouvé sur un CD. Alors forcément, les magasins qui les proposent se comptent sur les doigts d'une main: le but est que le consommateur achète plusieurs fois la même chose, en CD, et en mp3s.
Quant à la diversité de l'offre, c'est assez étonnant. De nombreux artistes sont tout simplement introuvables sur ces magasins.
Je ne parle même pas du prix, scandaleux vu les coûts réels pour les distributeurs.
En résumé, il est possible maintenant (comparé à il y a un an ou deux) d'acheter sa musique numérique en ligne, légalement. C'est juste très cher, de mauvaise qualité, et avec moins de choix. Un paradis pour les mélomanes.
Bien sûr, j'achète encore quelques CDs physiques des artistes que je veux encourager. Mais c'est un pur acte de mécénat. Un mécénat cruellement inefficace, vu qu'une infime partie de cet argent va aux susmentionnés artistes. Une fois acheté et sorti de son plastique, le CD est transformé en FLAC; l'objet est alors définitivement inutile, et est abandonné dans un coin d'où il ne ressortira jamais.
Incidemment, et sans aucun lien, Mininova est maintenant le 46e site mondial en terme de fréquentation.
Des groupes dont tu n'as jamais entendu parler II
in Mensonges musicaux on mardi 16 octobre 2007
Commençons par Dirty Projectors, le groupe d'un monsieur très brièvement vu en première partie de concert de Beirut (j'y reviendrai). En effet, n'ayant pas donné de signe de vie, les programmateurs du concert avaient fait appel à un autre chanteur, quand, in extremis, il arrive avec deux chanteuses, juste avant que Beirut lui-même n'entre en scène. La guitare à gauche, remontée sous les aisselles, le regard perdu, criant sur son micro, il n'a pu jouer qu'une seule chanson, d'une intensité étonnante. Après vérification en écoutant ses albums, Dirty Projectors est en effet un groupe à part. Mêlant à la fois des arrangements de violons et une sonorité très low-fi pour sa guitare et son chant, Dave Longstreth paraît être toujours un peu à côté de sa mélodie, se prenant lui-même en contrepied; et pourtant le résultat final est saisissant, à la fois brut, pathétique et superbe.
Beirut ensuite, est plus connu, et mérite son succès naissant. Sous ce nom se cache Zach Condon, que j'aurais pris pour lycéen usurpant la scène, s'il n'avait été entouré de tous ces cuivres, accordéon, violons; s'il ne composait et chantait de vibrantes chansons teintées d'influences de l'Est; et s'il ne se payait pas le luxe de reprendre Brel en concert sans faire se retourner le grand homme dans sa tombe. C'est déplacé de faire se retourner les grands hommes dans leur tombe, car, comme le faisait remarquer à un concert l'excellent Bertrand Belin, ce n'est pas pratique pour eux, avec leurs genoux et coudes qui sont tombés en poussière.
Un peu plus vieux mais toujours aussi élégant et raffiné, il faut écouter l'album solo de Beth Gibbons, la chanteuse remarquable de Portishead (qui par ailleurs s'apprête à sortir, enfin, un troisième album). Sa voix réussit à être à la fois légère et sautillante, et langoureuse, comme une plainte douce sur une chanson épaisse.
Enfin, pour revenir à des gens vus en concert, il faut découvrir The Blow, nom de scène d'une jeune femme qui passe son temps à raconter sa vie, ses attentes, ses rencontres, continuant parfois son récit par une chanson, sautillant sur place; si l'album Paper Television est plus électronique et plus pop que les groupes précédents, il n'en reste pas moins terriblement efficace et même touchant.
The Blow avait ce soir-là fait place à Deerhoof, trio étrange composé d'une chanteuse asiatique très petite, d'un guitariste perdu dans ses pédales, et d'un batteur exceptionnel qui a faillit détruire tout son matériel dès la première chanson. Il a quand même réussi, à force de taper comme un malade sur son instrument, à faire se retourner et plier en arrière à plusieurs reprises son charleston. Je lui ai serré la main à la fin; il était ruisselant de sueur et son énorme paluche glissait, et il m'a assuré ne pas être un psychopathe. A noter que de tous les groupes que j'ai eu le plaisir de voir en concert, Deerhoof est le seul qui se soit livré à une distribution de bonbons en guise d'entracte. Quoiqu'il en soit, leur musique est très originale; dissonnante, décousue, entraînante ou déconcertante.
Oui, forcément, si tu veux de la musique conventionnelle, bien lisse et creuse, c'est raté. Tu peux essayer ici, par contre. Ou là. Ce n'est pas conseillé, cependant. L'abus de médiocrité nuit à la santé.
Automne.
in Mensonges de la vie quotidienne on lundi 15 octobre 2007
Et pourtant, ces grandes avenues recouvertes de toutes sortes de teintes, du rouge vif au vert à peine roussi, sont le lieu privilégié d'une terreur saisonnière: celle de la déjection canine furtive. Délaissant les tactiques millénaires des déjections rurales, l'excrément urbain a su s'adapter à la vie moderne; quittant les champs et les chemins de terre, il s'est réfugié dans les villes, où il a su appliquer les règles de la guérilla urbaine. Tel un ninja malodorant, la fiente canine se camoufle, se terre, se dissimule. Sous les feuilles mortes qui rappellent au passant le cycle de la vie, le caractère éphémère de l'existence et la valeur de chaque instant, se cache ainsi une menace glissante d'une nature des plus douteuses.
Malheur à qui sous-estime le pouvoir de dissimulation de ces nuisibles créatures! Dans un excès de confiance, l'insouciant courra sur le trottoir, dans les parcs, dans les rues piétonnes; lorsque la déjection canine frappera, il n'aura comme récompense qu'une demi-seconde de panique, la surprise du choc de la chute, et l'amertume de longues soirées d'hiver solitaires passées à dessiner rageusement sur son nouveau plâtre. Le pied à peine posé sur une large feuille mouvante, le flâneur avisé, lui, saura reconnaître le flottement caractéristique, et pourra esquiver l'irréparable, avant d'avoir appuyé tout son poids sur la feuille susmentionnée.
Méfie-toi, innocent quidam de la rue: sous la splendeur de la nature qui s'embrase avant de mourir, se dissimule un vieil ennemi, toujours aux aguets, toujours décidé à frapper. Sois averti. Sois prêt.
Résistance musicale.
in Mensonges musicaux on dimanche 14 octobre 2007
Les voilà donc revenus avec cet album, qui d'après certaines sources, aurait été téléchargé 1,2 millions de fois le premier jour, secouant l'industrie de la musique de façon sensiblement plus notable que le retour de Francis Lalanne dans la chanson.
Cet après-midi, j'ai dû casser ma compulsive écoute en boucle de cet album pour mener diverses opérations dans les entrailles de mon ordinateur. Ne pouvant plus ainsi profiter de la musique choisie et aimée, résidant exclusivement, n'en déplaise à M. Nègre, sur mon PC, je me suis résolu à prêter l'oreille à la musique subie et qui pique les yeux, en zappant sur les différentes chaînes de musique proposées par Free.
Un flux constant de musique consensuelle ou consensuellement rebelle a alors déferlé sur mes oreilles. Je suppose que la musique, disons plutôt les produits commerciaux diffusés dans les média de masse sont un peu comme la grippe: quand on y est exposé de façon répétée, on se construit une sorte d'armure, d'immunité, et alors ils nous glissent dessus dans l'indifférence. Ayant passé les 15 dernières années à me protéger d'une telle affliction, le choc a été rude pour mes oreilles innocentes et non préparées à un tel assaut.
Toujours les mêmes clips, les mêmes femmes peu vêtues et dont le fessier protube devant la caméra, les mêmes interprètes, les mêmes mimiques, la même langage, le même style visuel, et très souvent, les mêmes samples misérables en fond. Mention spéciale pour le clip de Tony Parker, qui devrait se contenter de faire perdre l'équipe de France de basket, car il faut avoir que cet homme est aussi doué pour faire du rap que moi pour le breakdancing. Et j'aimerais préciser que je suis tellement peu souple que même mon coude ne plie pas. Attention, je ne blâme pas le genre musical, juste les médiocres qui s'y adonnent. Quiconque visite ma page last.fm verra le génial MF DOOM en bonne position dans mes écoutes.
Et ce n'est rien comparé à ce qui nous attend. D'après Voici, Garou et Lorie vont se marier. Combinant le pire des inintéressantes, lourdes, et commerciales comédies musicales, et le pire des produits préfabriqués pour adolescentes prépubères, ce mariage, d'où sortira peut-être des enfants, lesquels se sentiront obligés de faire de la musique, porte en lui les germes d'une chanson de variétés française toujours plus misérable, toujours plus plate, toujours plus lisse.
A côté de ces gens creux, qui, s'ils avaient été des légumes, auraient été des endives, loin des chaînes de télévision qui s'auto-proclament "de musique", loin des radios qui ne passent que ce que les maisons de disques leur disent de passer, il y a encore des gens qui se battent. Vendredi soir, accompagné d'un gros monsieur qui ne fait que des petits dessins et d'un autre, qui, si j'ai bien compris, est payé pour se faire offrir des saucissons par des corses, j'ai eu ainsi le plaisir d'assister au concert d'Ani DiFranco dans notre belle capitale. Hamail on Trial, en première partie, est un gros monsieur suant et racontant avec force et véhémence au-dessus de sa guitare acoustique comment, jeune, il a tout fait pour rencontrer son idole John Lennon, et qu'à cette occasion il a été poussé contre lui, et que les seuls mots que l'homme qu'il admirait par-dessus tout lui a adressés ont été "Fuck off", que l'on pourrait traduire par "passe ton chemin, laisse-moi en paix"; ou encore comment un ami, pêchant en plein mer une caisse remplie de sacs de poudre blanche, en avait sniffé une ou deux lignes avant de se rendre compte qu'il s'agissait d'une urne funéraire; ou encore sa relative dissatisfaction envers les dirigeants de son pays et de sa proposition de placer la tête de son Président sur un pique. Ani DiFranco, un peu plus calme, le sourire aux lèvres, chante ensuite les espoirs d'une classe populaire désespérée par une démocratie américaine qui ne fonctionne pas, les souffrances silencieuses de ceux dont on ne parle pas.
Autant dire que ces gens, aussi doués soient-ils, ne passent pas à la radio. Ni à la télé. De voir un tel décalage entre ces gens qui ont du talent, et des choses à dire, et le flot continu de niaiseries toutes similaires déversé dans les média me fait inévitablement penser, dans ma paranoïa orwellienne, au Ministère de l'Information de 1984, dont l'un des rôles est de maintenir les machines qui écrivent automatiquement les romans, composent automatiquement la musique, à destination de la plèbe. Le but étant de l'étouffer sous des produits culturels de qualité misérable, mais sans contenu, sans clé de réflexion. De l'art sans âme, sans artiste, dans le seul but de noyer les miséreux dans des préoccupations futiles.
Bon, j'arrête, c'est l'heure de Plus Belle la Vie. Il faut bien s'occuper entre les saisons de la Star Academy.
Les neurologues et leurs casques du démon
Cet appareil, une fois attaché à la tête, stimule précisément les zones du cerveau susmentionnées. Les gens qui y sont soumis parlent d'une présence invisible, d'une union avec l'univers, de félicité; choses traduites ensuite selon la culture des cobayes -- Dieu, Bouddah, et tout ces autres types. Conclusion de Persinger: le sentiment religieux provient d'une anomalie électrique du cerveau; et Moïse, Saint Paul, Mahommet, tous ces gens avaient juste des neurones reliés un peu bizarrement.
Bon, au moins cette fois-ci, aucun parasite n'est impliqué. C'est déjà ça.
Radiohead, sauveurs de la musique
in Mensonges musicaux on lundi 1 octobre 2007
Ce matin, royalement, Radiohead annonce sur son blog qu'il a fait un album, et qu'il sera disponible dans 10 jours.
En soi, ce billet sur leur blog est incroyable. Pour rappel, voilà le schéma habituel:
- Un groupe signe chez un label
- Il enregistre un album, le label a très souvent son mot à dire dans la production, et ce qui figurera sur l'album ou non.
- L'album terminé, il est annoncé. La date de sortie est fixée par la maison de disque de façon à permettre la publicité, la distribution, et encore de la publicité. Et aussi de façon à ne pas entraver d'autres sorties simultanées, pour occuper le calendrier de façon à rentabiliser au maximum l'exposition/les profits.
- Trois mois avant la sortie, l'album se retrouve sur internet.
- Un groupe sans label enregistre, produit et distribue quand il le souhaite, comme il le souhaite, et pour combien il le souhaite, le fruit de son travail.
Ce n'est pas fini: montrant bien qu'ils ont tout compris aux attentes de ses fans, Radiohead décline son offre ainsi:
- Soit un téléchargement légal, sans DRM, le 10 octobre, pour un montant que FIXE A SA GUISE,
- Soit un pack contenant le CD, un second CD, les deux vinyl correspondants, et des livrets, ainsi que le droit au téléchargement.
En tous cas, je salue bien bas Radiohead, qui tout en faisant un geste envers ses fans, fait un bras d'honneur à l'industrie parasite de la musique.
It's alive!
in Mensonges de la vie quotidienne on dimanche 23 septembre 2007
Free: libre de payer
in Mensonges de la vie quotidienne on jeudi 28 juin 2007
Quelques semaines plus tard: aucune nouvelle de Free. J'appelle plusieurs fois la ligne surtaxée de Free pour avoir des renseignements, en vain. Aucun moyen de connaître l'avancement de ma
commande, et je n'ai reçu aucun mail de Free m'indiquant des identifiants de compte, ou une quelconque page me présentant un suivi.
Aout: Au cours d'un de mes nombreux coups de fils à la hotline, j'apprends des choses:
Moi: Comment je fais pour connaître mon suivi? J'ai fait un déménagement de ligne, mais je n'ai accès qu'à mon ancien compte, à Bordeaux.
Lui: Quand vous recevrez un mail avec vos identifiants, vous aurez un nouveau compte. Et puis de toute façon, le déménagement de ligne n'est pas possible quand on passe d'une connexion ADSL sur ligne France Telecom [comme à Bordeaux] à une connexion directe [comme demandé à Versailles].
Moi: Quoi??? C'est nouveau?
Lui: Non.
Moi: Ce n'est marqué nulle part sur votre site internet!
Lui: ...
J'annule mon compte à Bordeaux, mais attends un peu pour renvoyer la Freebox (les conditions générales de vente de Free indiquent que l'on dispose de 15 jours pour la renvoyer), dans l'espoir fou que ma connexion sera disponible d'ici là et que je pourrai utilise la vieille Freebox en attendant la nouvelle. Quelques jours après la résiliation, sur mon interface Free de Bordeaux, apparaît un gros message en rouge m'indiquant que si je ne renvoie pas la Freebox, je devrai payer 400€. Alors que les CGV parlent de 150€. J'appelle la hotline, on me dit que c'est "une erreur". Une erreur qui sert sans doute de façon généralisée à terrifier le quidam. Une pratique à coup sûr légale. Je renvoie ma Freebox.
5 septembre: Coup de fil de France Télécom, qui veut rendez-vous pour connecter la ligne téléphonique pour le compte de Free.
Moi: C'est pas trop tôt.
Elle: Mais vous ne comprenez pas, c'est de la faute de Free. Nous n'avons eu votre dossier que très récemment.
Moi: Bien sûr.
Elle: Oui, regardez, nous avons reçu votre dossier le 1 Aout.
Moi: Et vous avez mis 5 semaines pour composer mon numéro?
Elle: ...
Elle encore: Donc nous allons prendre rendez-vous, le 21 septembre.
Moi: dans 2 semaines??
Elle: Entre 9h et 11h ça vous va?
Moi: Non, je travaille.
Elle: et 15h-17h? C'est le plus tard possible.
Moi: Oui, je travaille aussi. Je travaille comme qui dirait toute la journée. Vous ne pouvez pas plus tard? Ou le samedi?
Elle: Non.
Finalement ma moitié a heureusement pu être là le 21 septembre au matin et recevoir le type. Au passage, bravo à Free pour avoir mis aussi 5 semaines à faire une demande à France Télécom.
Le 29 septembre, je redéménageais à Bordeaux.
Bien sûr, durant tout l'été j'ai essayé d'annuler de nombreuses fois ma demande auprès de la hotline de Free, où l'on me disait que c'était impossible étant donné que la demande était en cours, et que je n'avais même pas encore de compte à annuler (je n'avais toujours pas reçu le moindre mail de Free depuis le mail automatique à l'inscription). Des dizaines d'euros passent dans les appels à la hotline (0,34c/min, avec au minimum 10min d'attente à chaque appel).
Quelle est donc la situation pour moi? Une ligne est connectée à Internet dans un logement où je ne réside pas. Si le locataire actuel a un modem, il pourra se connecter à mon nom, gratuitement, et je suppose que tout délit qu'il pourrait commettre serait également pour ma pomme.
Je vais devoir résilier cet abonnement qui a mis 53 semaines à venir, dès le premier mois, ce qui va me coûter le premier mois (30€) et les frais de résiliation (90€). Mon plan originel misait sur un déménagement de ligne en octobre 2006 pour éviter cette résiliation. J'avoue ne pas avoir pensé que les "délais supplémentaires" signifaient en fait environ 380 jours.
Aujourd'hui, l'incompétence misérable de Free me coûte, à moi, leur client, 120€. 120€ qui ne correspondent à rien, à aucun service rendu, à rien de ce à quoi je m'étais engagé en acceptant l'inscription. Je vais devoir payer maintenant pour ne pas payer 30€ par mois pour une connexion ouverte dans un appartement où je n'habite plus depuis 9 mois. Une taxe incompétence Free, qui ne compte pas les coûts outrageux de hotline.
Un peu de divertissement que diable! mais qui fait quand même peur.
in Mensonges à caractère général on jeudi 14 juin 2007
Penchons-nous, pour rigoler un peu, sur ce règlement intérieur. En voici quelques extraits, généreusement traduits par ma pomme, ainsi que d'autres anecdotes réjouissantes:
- Du guide remis aux étudiants à l'entrée:
La loyauté envers Christ implique de vivre séparément. La malhonnêteté, les comportements obscènes, les comportements sensuels, l'adultère, l'homosexualité, tout forme de perversion sexuelle, la pornographie, l'usage de drogue, l'état d'ébriété -- tout cela est clairement condamné par la parole de Dieu et donc interdit ici.
- Sont causes d'expulsion immédiate: relations sexuelles entre étudiants non mariés, participation à une manifestation pour une cause désapprouvée par l'université, etc.
- Sont interdits: les lecteurs DVDs, les posters de films, aller au cinéma, voir un film non noté "tous publics" (ce qui aux USA est très difficile, par exemple Shrek n'est pas recommandé aux enfants), écouter de la country, du jazz, du rock, du rap ou même du "rock chrétien", danser, avoir des habits Abercrombie, avoir les cheveux teints, rasés, en épis, avoir une moustache ou de la barbe, avoir (pour les hommes) des colliers ou des bracelets, avoir (pour les femmes) une coupe de cheveux masculine ou une jupe montant plus haut que le bas du genou
- Sont obligatoires: les messes, les cours, les célébrations du dimanche, les vêpres, les conférences sur la Bible, la messe du soir.
- En 2000 a été levée l'interdiction pour des étudiants de races différentes d'avoir un rendez-vous galant, instaurée dans les années 50. Cette interdiction était justifiée ainsi: si Dieu nous a créé différents, c'est qu'il y a une raison.
- Les noirs peuvent intégrer Bob Jones depuis 1971, pour des raisons d'évasion fiscale. Avant, dans les années 60, Bob Jones Sr. soutenait que Dieu avait créé la ségrégation raciale et qu'aller contre le ségrégation était aller contre Dieu.
- Le fondateur de Bob Jones, Bob Jones Sr, disait du catholicisme que c'est "une contrefaçon satanique, une tyrannie ecclésiastique sur les âmes des hommes... c'est la vieille prostituée du livre des Révélations - 'la Mère des Prostituées'." Tous les papes seraient "possédés par le diable".
- Bob Jones a une résidence étudiante nommée en l'honneur de Bibb Graves, un copain de Bob Jones Sr., gouverneur de l'Alabama, aide financière et politique de l'université, et accessoirement président d'un chapitre du Ku Klux Klan
- George W. Bush va régulièrement y faire des discours, surtout en période de campagne présidentielle.
